vendredi 30 octobre 2015

Guerre 1914 ~ 1918 - 5éme Citation



CINQUIEME CITATION :

Ordre général N° 69 du 14 juillet 1918, de la 1ère Armée

Le Général DEBENEY commandant la 1ère Armée
Cite à l’Ordre de l’Armée, le 7ème REGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS ALGERIENS.
Pour le motif suivant :
         « Partiellement engagé les 11 et 12 avril 1918, sous les ordres du Lieutenant-colonel SCHULTZ, ayant subi des pertes sérieuses e-t de dures fatigues, s’est néanmoins porté à l’attaque le 26 avril 1918, avec un allant remarquable, malgré les nombreuses mitrailleuses qui lui étaient opposées.
         Privé de ses cadres, n’en a pas moins continué son avance.
         Arrêté par ordre, de son mouvement en avant, qui allait le placer dans une situation critique, s’est organisé sur sa position et l’a conservée jusqu’à la relève, malgré toutes les attaques ennemies ».

                                      Le Général Commandant la 1ère Armée.
                                               Signé : DEBENEY


Nota : Cette récompense matérialise la contre-attaque de Villers-Bretonneux, où, avant son départ, un Bataillon entier fut mis hors de combat par un bombardement par obus à gaz ; il s’agissait d’ypérite.
Cette citation motiva l’inscription « PICARDIE » sur le Drapeau.

« l'attaque française et la stabilisation du front : nuit du 25 et journée du 26 avril
La nuit du 24 au 25 avril a laissé une ligne de front décousue tenue entre le Bois du Monument et le Bois de Hangard par une 54ème brigade anglaise épuisée. La Division Marocaine, une des meilleure division de l'armée française, doit relever les Anglais dans la soirée du 25 avril et attaquer vers l'est, à l'aube du 26, pour dégager le sud de Villers-Bretonneux. Les délais sont trop courts, l'opération est préparée sous le sceau de l'improvisation, les Anglais et les Français ont beaucoup de peine à coopérer. L'assaut des 4 régiments français débute comme prévu le 26 avril à 6h00 sur la route Domart - Villers-Bretonneux et d'emblée c'est le drame. Le barrage d'artillerie fonctionne mal, les hommes sont cloués au sol par des feux croisés ennemis. La progression est dérisoire malgré des sacrifices énormes : 3000 blessés et tués sur les 10 000 engagés.
BILAN :

A l'issue des trois jours la ligne de front retrouve approximativement les positions du début de l'attaque. Les moyens ennemis n'étaient pas suffisants pour provoquer une percée plus importante. Villers-Bretonneux ne fut pas une grande bataille de la guerre, mais fut une bataille décisive en avril 1918. En effet, cette mêlée farouche qui dura trois jours mit un point final aux espoirs allemands de séparer les armées anglaise et française en prenant Amiens. Les pertes furent cependant lourdes : environ 10.600 Allemands et 12.000 Alliés. »








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