vendredi 30 octobre 2015

Guerre 1914~1918 - 4 éme Citation



QUATRIEME CITATION :

         Ordre général N°900 de la II° Armée.

         Le Général GUILLAUMAT, commandant la II° Armée
Cite à l’Ordre de l’Armée, le 7ème RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS ALGÉRIENS.
Pour le motif suivant :
« Magnifique Régiment qui vient, sous le commandement du Lieutenant-Colonel SCHULTZ, de faire preuve une fois de plus de sa valeur offensive.
Après une préparation minutieuse dans laquelle Français et Indigènes ont rivalisé d’ardeur, s’est élancé le 20 août 1917 à l’assaut d’une position ennemie puissamment fortifiée et où l’existence d’ tunnel exigeait une manœuvre sûre et rapide.
S’est rendu maître, obligeant les défenseurs à se rendre, après 24 heures de lutte et capturant 1100 prisonniers, 13 mitrailleuses, 14 minenwerfer et détruisant quatre canons.

                   Le Général GUILLAUMAT commandant la II° Armée
                                                        Signé : GUILLAUMAT


Nota : cette citation motivera l’inscription « VERDUN »sur le Drapeau.
L’attaque en question se déroule le 20 Août 1917, dans la région de Chattancourt le Mort-Homme.
Quand le régiment est relevé le 27 Août, il avait perdu 13 Officiers, 620 Sous-Officiers et Tirailleurs. Il avait capturé 24 Officiers et 1070 Sous-Officiers et Soldats allemands.




Guerre 1914 ~ 1918 - 5éme Citation



CINQUIEME CITATION :

Ordre général N° 69 du 14 juillet 1918, de la 1ère Armée

Le Général DEBENEY commandant la 1ère Armée
Cite à l’Ordre de l’Armée, le 7ème REGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS ALGERIENS.
Pour le motif suivant :
         « Partiellement engagé les 11 et 12 avril 1918, sous les ordres du Lieutenant-colonel SCHULTZ, ayant subi des pertes sérieuses e-t de dures fatigues, s’est néanmoins porté à l’attaque le 26 avril 1918, avec un allant remarquable, malgré les nombreuses mitrailleuses qui lui étaient opposées.
         Privé de ses cadres, n’en a pas moins continué son avance.
         Arrêté par ordre, de son mouvement en avant, qui allait le placer dans une situation critique, s’est organisé sur sa position et l’a conservée jusqu’à la relève, malgré toutes les attaques ennemies ».

                                      Le Général Commandant la 1ère Armée.
                                               Signé : DEBENEY


Nota : Cette récompense matérialise la contre-attaque de Villers-Bretonneux, où, avant son départ, un Bataillon entier fut mis hors de combat par un bombardement par obus à gaz ; il s’agissait d’ypérite.
Cette citation motiva l’inscription « PICARDIE » sur le Drapeau.

« l'attaque française et la stabilisation du front : nuit du 25 et journée du 26 avril
La nuit du 24 au 25 avril a laissé une ligne de front décousue tenue entre le Bois du Monument et le Bois de Hangard par une 54ème brigade anglaise épuisée. La Division Marocaine, une des meilleure division de l'armée française, doit relever les Anglais dans la soirée du 25 avril et attaquer vers l'est, à l'aube du 26, pour dégager le sud de Villers-Bretonneux. Les délais sont trop courts, l'opération est préparée sous le sceau de l'improvisation, les Anglais et les Français ont beaucoup de peine à coopérer. L'assaut des 4 régiments français débute comme prévu le 26 avril à 6h00 sur la route Domart - Villers-Bretonneux et d'emblée c'est le drame. Le barrage d'artillerie fonctionne mal, les hommes sont cloués au sol par des feux croisés ennemis. La progression est dérisoire malgré des sacrifices énormes : 3000 blessés et tués sur les 10 000 engagés.
BILAN :

A l'issue des trois jours la ligne de front retrouve approximativement les positions du début de l'attaque. Les moyens ennemis n'étaient pas suffisants pour provoquer une percée plus importante. Villers-Bretonneux ne fut pas une grande bataille de la guerre, mais fut une bataille décisive en avril 1918. En effet, cette mêlée farouche qui dura trois jours mit un point final aux espoirs allemands de séparer les armées anglaise et française en prenant Amiens. Les pertes furent cependant lourdes : environ 10.600 Allemands et 12.000 Alliés. »








lundi 26 octobre 2015

Guerre de 1914~1918 - 6 ème citation

           



 
Ordre général N°343 en date du 15 octobre 1918.


 
Le Général MANGIN, commandant la X° Armée,


Cite à l’Ordre de l’Armée, le 7ème Régiment de Marche des Tirailleurs Algériens.


Pour le motif suivant :

« Régiment d’attaque de premier ordre qui, pendant les journées des 29 et 30 mai 1918, a soutenu les plus durs combats contre un ennemi nombreux et ardent.


Par sa vaillance, son endurance et son esprit de sacrifice a partout maintenu ses positions arrêtant net les progrès de l’adversaire et lui infligeant des pertes sensibles.

Le 18 juillet, sous les ordres du Lieutenant-colonel MENSIER, vient encore d’affirmer sa valeur offensive en se portant à l’attaque avec un entrain remarquable, enlevant près une marche d’approche de quelques kilomètres, plusieurs points d’appui fortement organisés, capturant de nombreuses pièces de canons, faisant des centaines de prisonniers ; a atteint d’un seul élan l’objectif normal distant de plus de quatre kilomètres de la base de départ.

Au cours des journées des 19 et 20 juillet, a accentué cette progression en résistant à plusieurs contre-attaques ennemies et en n’abandonnant, malgré la le violence, aucune parcelle de terrain conquis.
 

 
Le Général Commandant la Xème Armée

Signé : Général MANGIN.


 
 

Nota : cette citation motiva l’inscription « SOISSONNAIS » sur le Drapeau. En deux jours le 7ème de Marche capturera 450 allemands et un armement considérable.

 



 

 
 

vendredi 23 octobre 2015

Guerre 1914~1918 - 7ème citation



SEPTIEME CITATION :

Ordre Général N°900 de la 1ère Armée, extrait de la lettre n°38980 du Général en Chef Commandant les Armée du Nord et du Nord-Est, en date du 27 Octobre 1918.

Cite à l’Ordre de l’Armée le 7ème REGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS ALGERIENS
Pour le motif suivant :
         « Régiment animé du plus haut esprit offensif. A peine reformé comprenant un bataillon composé de jeunes indigènes qui n’avaient jamais vu le feu, sous les ordres du Lieutenant-colonel MENSIER, a été engagé du 2 au 6 septembre 1918, dans des conditions exceptionnellement dures.
         Malgré les tirs d’artillerie particulièrement violents, dans une atmosphère saturée de gaz toxiques, a arraché à l’ennemi des positions formidablement garnies de mitrailleuses auxquelles celui-ci se cramponnait désespérément.
         Opposés aux régiments allemands les plus réputés, les a bousculés en leur infligeant de lourdes pertes et en leur faisant 500 prisonniers dont cinq Officiers.
         A progressé de plus de 7 kilomètres, capturant de nombreuses pièces d’artillerie et un matériel considérable.


Nota : Cette récompense vaudra au 7ème de Marche l’inscription « AISNE » sur son Drapeau. Les combats de septembre 1918 entrent dans le cadre de l’offensive qui se développe au Nord du Chemin des Dames.




dimanche 4 octobre 2015

La grande et belle aventure des Tirailleurs

    



Une vie, une histoire, une aventure, une ambition, un avenir, une gloire, une fin de vie.

               Par J.P. BENVENTE, Directeur de la Revue d’Histoire Militaire.
                               (Extrait du « Bélier n° 1 » – 1975/1976)


La grande et belle aventure des tirailleurs, les «Turcos» a commencé peu après la conquête de l’Algérie en 1830.

En 1840, la création à Bône, Alger et Oran de tirailleurs indigènes est à l’origine de ce glorieux corps. C’est Bugeaud, qu’un refrain rendra célèbre dans toute l’Armée française, qui donna au Turcos leur existence officielle.

Des Tirailleurs, il en avait existé dans l’Armée Française, les Tirailleurs corses de1804 à 1811, puis en 1809 des Tirailleurs-grenadiers, des Tirailleurs-chasseurs.

En 1793, il y avait eu un bataillon de Tirailleurs du Maine et Loire, puis cinq bataillons de Tirailleurs du Nord.

On peut penser que l’origine du mot est due à une certaine mission tactique venant du verbe "tirailler".
Les Tirailleurs étaient dons chargés de tirailler à l’avant. Aujourd’hui une expression est restée « marcher en tirailleur » qui signifie se déplacer en ordre dispersé sur un terrain pour le reconnaître.

En 1820, Bardin désigne le terme comme étant une fonction temporaire du fantassin au combat, et nous l’avons vu c’est le sens qui lui est redonné.

Napoléon 1er, lui, avait pris ce terme pour désigner l'Infanterie de la jeune Garde.

L’Armée d’Afrique reprit le terme pour baptiser les premiers turcos sans doute à cause de la mission dévolue et du genre de combat qu’il fallait mener en Afrique.


  "Braves Tirailleurs "

Bien vite le loyalisme de cette troupe fut remarqué et par Ordonnance Royale de 1841, on constitua un bataillon par province.

En 1856, trois régiments de Tirailleurs sont formés, le Décret du 10 octobre 1855 a signifié leur création.

La loi de mars 1875, portant composition de l’Armée Française confirma en ce qui concerne les troupes du 19ème Corps d’Armée (Algérie) les 3 Régiments de Tirailleurs numérotés dans l’ordre, 1er Alger, 2ème Oran, 3ème Constantine.

En 1913, à la veille de la Grande Guerre, les effectifs de l’Armée Française furent augmentés. Les Régiments se dédoublèrent pour former de nouveaux corps de troupe. Et c’est ainsi que naquit le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens.






BUGEAUD


Mais avant de poursuivre, rappelons qui était le «Père» des Tirailleurs et de l’Armée d’Afrique.


Thomas Bugeaud est né à Limoges en 1784.
Sous-lieutenant en 1806, il avait fait ses premières armes aux Vélites de la Garde Impériale.
Il avait combattu en Espagne de 1808 à 1813 et en Algérie il allait retrouver un type de combat qu’il connaissait.
Il avait aussi combattu en Prusse, en Pologne.

A la restauration, Bugeaud avait quitté le service actif et s’est retiré dans ses terres du Périgord.

En 1835, Bugeaud revint aux Armées, en 1836, il débarque pour la première fois de ce qui deviendra en 1839 l’Algérie.
On lui confia le commandement de la province d’Oran. Il signa avec Abdelkader le traité de Tafna qui ramenant une paix provisoire dans la région permit aux troupes françaises de mener leur action dans la région de Constantine.

Bien vu par les jeunes officiers et aimé de la troupe, Bugeaud avait de nombreux points de friction avec les officiers généraux.

Son expérience espagnole, en fait un partisan et précurseur de la contre-guérilla.
Il estime que des troupes armées et équipées légèrement, menant une guerre d’embuscades sont de loin supérieures à l’implantation de postes fortifiés mais sédentaires.

A son arrivée en Algérie, Bugeaud dispose de 60.000 hommes. En 1840 il remplace comme gouverneur le général Vallée, cinq années plus tard ses effectifs ont été portés à 106.000 hommes parmi lesquels les Tirailleurs.
Après les combats contre les marocains, Bugeaud fait Duc D’Isly en juin 1844, le lieu du fameux combat et de la victoire devint son titre.
 

« L’arrivée de Bugeaud en Algérie, écrira le général Weygand, avait contribué à établir entre tous les africains, du général au simple soldat, une camaraderie simple et cordiale dont le respect et l’autorité n’avaient pas à souffrir. »





                          Bugeaud reçoit la reddition des marocains à Isly.




1913


   Jeune 7ème 



 
Le 15 avril 1913, le 3ème RTA, né le 1er janvier 1856, fournit ses 1er, 3ème ,6ème, et 8ème, Bataillons qui deviennent 1er, 2ème, 3ème, et 4ème, Bataillons du 7ème RTA, tandis-que les 2ème, 4ème, 5ème, et 9ème Bataillons deviennent le nouveau 3ème RTA.

Le 14 juillet 1913, à Longchamp le Drapeau du régiment sera remis au colonel MATHIEU, des mains du président de la république, Raimond POINCARE.
Il sera digne, ce régiment de ses grands anciens de 1956, de Kabylie, d’Italie, du Sénégal, de Cochinchine, du Tonkin, de Madagascar !

Dans la fournaise de la Grande Guerre, il allait à son tour participer à la grande épopée de l’Armée d’Afrique.

La Marne est son premier engagement, au prix de pertes importantes et de lourds sacrifices, le régiment vainqueur arrêtera l’ennemi sur les marais de Saint-Gond, entre Montmirail et la Fère-Champenoise.

Les Tirailleurs font reculer la garde impériale prussienne jusqu’au château de Mondement et l’écrasent. Le Lieutenant-colonel Gros mène le régiment.

Pour la Division marocaine on forme un 7ème de Marche de Tirailleurs Algériens, le 1er Bataillon du 5ème RTA, le 3ème Bataillon du 6ème RTA, et le 4ème Bataillon du 7ème RTA, le composent. Le 7ème RTA, aux côtés du régiment de marche de la Légion Étrangère et du régiment d’infanterie coloniale du Maroc, sera de toutes les batailles.

Les deux « 7ème » combattent âprement, intimement mêlés dans cette unité de marche, qui a repris les traditions du 7ème RTA.