dimanche 4 octobre 2015

Artois 1915

Artois 1915 

Première bataille inscrite au Drapeau, les Turcos enlèvent la Côte 140, et en septembre de la même année, en Champagne, ils enlèvent les ouvrages au Nord de Souain, obtenant une seconde citation à l’Ordre de l’Armée et une deuxième inscription sur la soie de Drapeau. Le régiment est commandé par le Colonel DEMETZ.

Puis la liste sera longue, gravée en lettres d’or sur les plis du Drapeau. Le régiment reçoit la Fourragère nouvellement créée aux couleurs de la Croix de Guerre.

11 juillet 1916, la Somme.
Les Algériens une fois de plus aux côtés des légionnaires se distinguent devant Belloy-en-Santerre.

Avril 1917, Champagne.
Le régiment s’empare des fortifications à l’Est du Mont sans Nom.  Il obtient une citation à l’ordre du 17ème Corps d'Armée.

A Verdun, aux ordres du Lieutenant-colonel SCHULTZ, les tirailleurs algériens, lancent le 20 Août 1917 un assaut contre les positions allemandes réputées inexpugnables, les réduisent et font plus de 1.000 prisonniers. C’est la réduction du Gallwitz- Tunnel long de 800 mètres et fortement aménagé.

Une nouvelle citation à l’ordre de l’Armée couronne cet exploit.


 
 
 


1918




Au cours de l’offensive de 1918, le régiment toujours vainqueur, participera aux combats de Villers-Bretonneux et le 26 avril enlèvera Cachy. Le régiment reçoit la Fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire.


Le 18 juillet dans l’Aisne, les tirailleurs vaillants et indomptables aux ordres du colonel MENSIER, pénètrent au cours d’assauts irrésistibles, de plus de 10 kilomètres dans le dispositif adverse pourtant très dense, et ouvrent une brèche large de 50 kilomètres au moins. Deux nouvelles citations viennent récompenser les hauts faits d’armes.


Les tirailleurs comme tous ceux qui participèrent à la Grande Guerre subirent d’immenses souffrances. Beaucoup ont été tués ou blessés. « Mais au souffle de la Victoire revenue sur nos Drapeaux et pleines d’ardeur les armées améliorent elles-mêmes leurs bases de départ ».


Cette région, nos hommes la connaissent bien, car ils ont déjà stoppé l’avance de l’ennemi sur Compiègne.

Puis c’est la percée de la Ligne Hindenburg. Là encore, les africains face aux meilleurs régiments prussiens, face à des positions complexes et puissamment défendues, chargent baïonnette au canon et dépassent de 7 kilomètres «l’impossible effectif» ouvrant la marche sur Laon et la victoire décisive gagnée de cette «Bataille de France».

Le régiment obtient la Fourragère aux couleurs de la Légion d’Honneur.

La Grande Guerre est finie.

Le 11 novembre à 11 heures les clairons répercutent de position en position la sonnerie du dernier « Cessez le Feu ».

Le 7ème Tirailleurs a obtenu 6 citations à l'ordre de l'Armée et une citation à l'Ordre du Corps d'Armée. 

 






 


Chevalier de la Légion d'Honneur



Le 5 juillet 1919, le régiment est fait Chevalier de la Légion d’Honneur. La Croix écarlate épinglée à la cravate du Drapeau est entourée par la Fourragère Jaune et par la Croix de Guerre au ruban couvert de 6 palmes et d’une étoile de vermeil.
« La Gloire de la France est faite de leurs ardeurs prolongées, de leurs abnégations, de leurs souffrances et de leur sang ! ».

Le 1er Avril 1922 est un jour particulièrement faste pour le régiment.

A Constantine, le général VALENTIN, va remettre sur le front des troupes la Fourragère de la Légion d’Honneur précédemment gagnée au Drapeau du Régiment. Il sera le premier de tous les régiments indigènes à recevoir cette distinction.


« A la gloire des 7 bataillons envoyés sur le front pendant la Grande Guerre. Au premier Régiment Mixte des Zouaves et Tirailleurs, aux 7ème et 11ème Régiments de marche qu’ils ont constitués…
En immortelle Mémoire de leurs 239 Officiers, 624 Sous-Officiers et 5120 Tirailleurs tombés au Champ d’Honneur, dont les prodigieuses victoires se sont perpétuées par les 13 citations à l’ordre de l’Armée gagnées par ces divers Régiments.
Au nom du Président de la République, je remets au Drapeau du 7ème, (héritier de tant de courage et d’abnégation) la Fourragère de la Légion d’Honneur ».

Et par ce geste symbolique et hautement significatif, le 7ème R.T.A. entrait le front haut dans l’histoire. Et il viendrait encore des générations de Turcos de cette magnifique Armée d’Afrique, pour répondre « présent » à l’appel de la France dans les moments difficiles sur le territoire national ou Outre-mer, là où il s’agissait de défendre nos trois couleurs.


      J.P. BENVENTE, Directeur de la Revue d’Histoire Militaire.
        (Extrait du « Bélier n° 1 » – 1975/1976)


 

mercredi 23 septembre 2015

Marche des Tirailleurs

Que seraient les Tirailleurs sans leur fameuse Marche ?
   
            http://youtu.be/my6F4ojCJjQ
   


 
 

Marche des Tirailleurs

 

 

 

 

 

Six canons balayaient la plaine
Crachant la mort sur nos lignards
"Mes enfants", dit le Capitaine
"Faites-moi taire ces braillards"
Cette réplique étant très nette
Les turcos froncent les sourcils
Et puis au bout de leurs fusils
Ils ajustent leurs baïonnettes

Refrain

Les turcos, les turcos sont de bons enfants
Les turcos, les turcos sont de bons enfants
Mais il ne faut pas qu'on les emmerde
Sans cela la chose est certaine
Les turcos deviennent méchants
Ça n'empêche pas le sentiments
Les turcos, les turcos sont de bons enfants

II

Les turcos sont au moins cinquante
Et ces héros sont beaux à voir
En mourant leur bouche plaisante
Les turcos sont des français noirs
Ils sautent dans l'herbe sanglante
Allah! Ils grimpent à l'assaut
Et quand ils arrivent en haut
Les turcos ne sont plus que trente

III

Alors sans tambours ni trompettes
On voit bondir nos tirailleurs
En un moment la place est nette
Il ne reste plus d'artilleurs
Et quand ils cessent de se battre
Les six canons se trouvent pris
Mais eux tous sanglants et meurtris
Les turcos ne sont plus que quatre.


 

jeudi 6 août 2015

CONTACT et bulletin d'adhésion





                  Contact  par mail  :    amicaledu7rta@gmail.com

 

L'Amicale du 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens est ouverte aux anciens Tirailleurs, à leurs familles, à toute personne s'intéressant à l'Armée d'Afrique.

 

 
















HISTORIQUE DE LA CREATION DE L'AMICALE

               

  Création de l'Amicale  du 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens                       

                      Cet article est extrait du « Bélier » n° 1  



Notre Amicale  est née le 15 Août 1975 à Saint Raphaël, après l’inauguration du mémorial  à la gloire de l’armée d’Afrique.

Quelques Anciens se retrouvent autour d’un apéritif : le général et madame BRUNET, le général et madame BREIL , les colonels GALLE, BENOS, BOTELLA , le lieutenant-colonel  ANDRÉ et son épouse.

              Une décision est prise : la création de l’Amicale. Un Président est choisi : le colonel Pierre VOINOT, ancien commandant du 2/7 à TRÊVES puis du 4ème Bataillon de marche du 7ème R.T.A en Indochine.

              Le « tirailleur » ANDRÉ, le plus jeune dans le grade le moins élevé, est chargé de lancer l’affaire.

             Par une lettre circulaire, il invite les généraux  ALLARD, BALLARD, du PASSAGE, BRUNET, DERVILLE, MENARD, les colonels VOINOT, BENOS, BOTELLA, de POMPERY à une réunion le 19 octobre 1975.

              Les réponses arrivèrent rapidement, certaines négatives, d’autres positives, mais transmettant toutes des encouragements sympathiques.

              Le général MENARD, ne pouvant assister à la réunion du 19, s’est déplacé le 18. Qu’il en soit ici remercié pour ses conseils éclairés et ses encouragements.

              Le 19 octobre VOINOT, BREIL, BOTELLA, de POMPERY après avoir dégusté un excellent couscous  préparé par Françoise BREIL et Anne-Marie ANDRE, passèrent aux choses sérieuses.

              La réunion fut assombrie par la réception d’un télégramme du général du PASSAGE faisant part du décès du général DERVILLE commandant le régiment en Indochine en 1953.

              Ceux qui parmi nous ont eu l’honneur de servir sous les ordres  du général DERVILLE seront douloureusement attristés par cette nouvelle.  Tous ont pu apprécier la valeur morale de ce chef, sa conscience professionnelle, ses capacités de commandement, et sa gentillesse.

               Que madame DERVILLE et ses enfants trouvent ici le témoignage de l’affectueuse admiration que nous avions pour son mari.

                 ANDRÉ promu secrétaire général, fut chargé :

·   d’annoncer par voie de presse la création de l’Amicale,

·   de rédiger et déposer les statuts,

·   de rédiger un bulletin « le Bélier » et de l’adresser aux Anciens dont les coordonnées sont connues.



                Les décisions suivantes furent également prises :

·   Le conseil d’ administration groupera les anciens chefs de corps, ainsi que les délégués régionaux.

·   La cotisation sera fixée  à vingt francs. Les Anciens pouvant le faire seront invités à verser des dons à l’Amicale pour en permettre le démarrage.

        Par la suite :

·   En réponse aux communiqués, deux cent Anciens se sont fait connaître.

·   Un bureau national a été élu par le Conseil d’Administration.


·   Des délégués régionaux furent nommés avec pour mission :

·    de transmettre à la presse les communiqués.

·   de rédiger un annuaire par région.

·   de participer à la rédaction du « Bélier ».


  L’Amicale était née.  Il faut maintenant qu’elle grandisse dans la joie, l’amitié et la camaraderie.

            Les lettres que je reçois témoignent de l’admiration de tous pour notre Régiment et sont un encouragement précieux  pour la poursuite de l’action entreprise.

                                               Vive le 7éme R.T.A !

                                     Lieutenant-colonel  Fernand–Joseph  ANDRÉ


                                                                               
                     Le Lieutenant-Colonel Fernand-Joseph ANDRÉ ( lorsqu'il était Commandant)
                                              Un grand Merci à son Épouse pour cette photo